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Posts Tagged ‘image’

Avez-vous une idée du coût d’un tirage d’art ? J’ai déjà entendu : « Ce n’est quand même qu’une fraction de seconde et un bout de papier, je pourrais faire la même chose… »  Alors permettez-moi de vous éclairer.
Comme pour toutes choses, il entre dans la fabrication des images différents éléments palpables que l’on peut évaluer… et l’impalpable.

  • Les outils : c’est le choix personnel de chaque artiste. Le mien est d’utiliser les meilleurs outils, l’ensemble de ma chaîne graphique est au top, en permanence mise à jour. La formation du bonhomme également. C’est primordial pour en tirer le maximum.
  • Les fournitures : comme Jacques Setbon et Didier Séjourné l’ont évoqué, les supports et techniques d’impressions sont issus de recherches très poussées, pour obtenir des rendus haut de gamme.
  • Le TEMPS : de la recherche, de l’idée, de l’écriture, de la maturation, de la mise en forme, de la création, de la production, de la post-production, du tirage des premières épreuves, des n°0, de la rencontre de l’autre puis du public. Cela ne se fait pas en un jour.
  • La CONSTANCE : faire une bonne image est une chose. Travailler un thème, l’épuiser, en sortir le sens et le sel, c’est un parcours, une vie.
  • La mise en œuvre : l’exposition du 25 mai, alors que les images existent, représente 60 jours de travail ; organisation, contacts, communication, conception de la scénographie, production des tirages grand format etc… Sans ce travail l’œuvre ne vit ni n’existe.
  • Le fil rouge : qui est au tout début et doit se retrouver à la fin ; la démarche artistique. Simplement 30 ans de métier, d’expériences, de réflexions. Savoir si ma vision est partagée, seul le public peut le dire…
  • L’impalpable : c’est l’émotion que vous ressentirez à la vue d’une image, celle qui se gravera dans votre mémoire, vous ne pourrez plus vivre sans :-)… Ou alors il ne se passera rien :-(. Hasard des sensibilités, diversité des personnalités.
  • Tirage limités : toutes les images présentées sont tirées en 25 exemplaires, maximum, tous formats et supports confondus, numérotés de 1 à 25, signés avec certificat d’authenticité. Plus cinq n°0, épreuves d’artiste, constituant l’exposition que vous voyez.
  • Les formats : de base ; 100×150, A1(60×80), A2 (40×60). Ils varient en fonction des images et peuvent être personnalisés légèrement.
  • Les supports : mardi, seront présentées des images imprimées par sublimation sur tissu et en jet d’encre sur papiers Beaux Arts  Canon ou Hahnemülhe. L’apport émotionnel changeant en fonction du support, certaines images peuvent être réalisées sur bois, verre ou aluminium, à la demande.
  • Unicité : support, format, personnalisation sont autant de variables rendant unique chaque tirage.

Voilà la somme de travail qui rentre en compte dans le prix d’une œuvre et qui permet à l’artiste de continuer à vous chatouiller les pupilles.

Encourager l’artiste : me doutant bien que 25 élus frustreraient la multitude ;-), je propose des cartes deux volets, cartes simples et signets. Leur concept est de focaliser l’attention sur un détail tout en ayant une vue d’ensemble. Cela permet de partager avec l’artiste le plaisir de l’émotion, d’en garder le souvenir. Pour quelques euros vous le soutenez dans sa démarche. Attention, ces cartes ne sont disponibles que lors de l’exposition, en tirages aléatoires restreints sans garantie de ré-édition. Un livre est en cours de création mais pour ceux qui préfèrent le web, il y a toujours ce blog et le site http://www.nrdb.net qui ré-ouvrira le 25 à 18h30…

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Pascal Jarry, Président d’ArtePrint, est partenaire de mon exposition du 25 mai au Fouquet’s.

Pascal, Passionnément Nature, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus, et notamment sur ta vision du Développement Durable appliquée à ton entreprise ?
Bernard Busson et moi-même avions déjà un longue expérience de l’imprimerie et un intérêt pour la chose imprimée quand nous avons racheté l’imprimerie en 2003 (1,5M€ de CA/ 9 employés). Peu après, nous nous sommes aperçus que le CTP (système de gravure des plaques par ordinateur) avait besoin d’une sérieuse remise aux normes, à toutes les normes. De là, a démarré une sensibilisation sur l’impact social et environnemental de notre activité. Cap sur l’avenir, RSE et DD sont devenus un axe de développement autour de valeurs auxquelles nous croyons.
Les étapes :
–  septembre 2005 : obtention de la marque « Imprim’vert » (gestion des déchets),
2006 : utilisation d’encres végétales pour toutes les impressions,
2007 : obtention des certifications PEFC et FSC (programmes de protection et de gestion des forêts), adhésion au Pacte Mondial (Global Compact – favorisant l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable, plus ouvert…),
2008 : 38K€ d’investissement pour un bar à encres (élimination des récipients intermédiaires), Bilan carbone et compensation en adhérant au programme Gevalor ( Action Carbone, Fondation GoodPlanet de Yann Arthus Bertrand). Nous avons reçu à cette occasion l’Eco Trophée du 93 catégorie « Développement Durable »
2009 : démarche ISO14001 et certification SME niveau 2/3
2010 : en fin d’année, pour être opérationnels en 2011, nous mettrons en place un nouveau système CTP visant à diminuer les déchets liquides de 50%.
Et l’aventure continue ! Globalement le DD appliqué à notre entreprise est un formidable vecteur de croissance et nous permet de rester en cohérence avec nous-mêmes. C’est précieux et il ne faut pas s’en priver.

Aujourd’hui, au quotidien, comment cela est vécu ?
Evidemment, tout cela est allé de pair avec un souci de la qualité à tous les niveaux sur tous les postes. Nos clients ont bien compris notre démarche, le marché est maintenant demandeur, les 25 employés nous le rendent bien, ensemble nous réalisons 6 M€ de CA, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, nous devons être trois entreprises du secteur à avoir poussé aussi loin la réflexion DD et RSE et sa mise en application.

Peux-tu en dire plus sur notre partenariat ?

Au premier abord, il se trouve que nous nous sommes retrouvés autour des mêmes valeurs. Après avoir sensibilisé nos personnels et notre clientèle au Développement Durable à travers notre démarche industrielle, il était naturel de le faire en soutenant ta démarche artistique. En imprimant tes cartes (qui seront vendues lors de l’exposition au Fouquet’s), nous sommes fiers de démontrer notre savoir-faire et partager avec le public l’émotion qui se dégage de ton travail.

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Lysianthus - détail

Souvent, lorsque je présente mon travail, la première question est : « Comment avez vous fait cela ? »  C’est bien légitime et je m’en sors par une boutade :  « Avec patience… »

En effet mes images sont réalisées selon des méthodes bicentenaires propres à la technique photographique… en permanence améliorée.
Mais la base, le premier pas, restent le concept, l’idée, le sens, autrement dit la question du « Pourquoi ? ».  

Le reste n’est que technique, et comme il est évident qu’elle doit être maîtrisée, n’en parlons plus. 
A la question :  « Comment avez-vous fait pour avoir ces bulles ? « , je préfère « Pourquoi l’eau ? », car la réponse sur le sens vient naturellement : « Parce que la vie« .  « Pourquoi les bulles?  »  » Parce que le dynamisme…. »  Autant de questions sémiologiques qui, mises en perspective, donnent une grille de lecture, ouvrent le débat.

Mes photos ne sont pas des installations photographiées, mais des êtres mis en scène dans une  lumière étudiée, afin d’en capter l’instant magique qui donnera l’image improbable, mais issue d’une réalité.

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Image / Langage

L’image est le premier langage écrit, les peintures rupestres en sont les plus émouvantes traces.

Langage universel, il atteint directement le cortex en se passant de traduction et ouvre l’esprit. C’est pourquoi il convient de réfléchir à deux fois avant de soumettre une image.

En communication, l’ensemble des éléments de sens sont analysés et élagués afin de diriger l’esprit vers une direction très précise. En Art la démarche est inverse (globalement), une image sera plus facilement polysémique afin de laisser libre cours à la réflexion.

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Fleurs, branches d’arbres, épis ou champs de blés, autant de sujets qui m’interpellent et qui seront le thème de mon exposition du 25 mai.

Ce qui m’intéresse particulièrement ? Définir des points de netteté improbables, des zones de flou étudiées qui, capturant le regard permettent de découvrir la douceur et fragilité du végétal.
Les tons sur ton délicats révèlent les structures architecturales complexes de ces sujets éphémères et pourtant extrêmement résistants. Combinaison des nuances, jeux de lumières, de matières et compositions renforcent la polysémie de l’image et en appuient l’esthétique, lui donnant une dimension « Art Graphique ».
En sublimant le végétal, je choisis d’attirer l’attention sur la fragilité du vivant, tout en rendant inconcevable sa disparition ou son probable appauvrissement.
Comment nous priver de telles beautés ?

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