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Archive for juin 2010

Armoiries de la Biscaye au fronton de l'ancien parlement de Guernica. © NRDB

En Euskadi, sur la route d’un coin de paradis (je vous en parlerai un peu plus tard) se trouve Guernica, theatre du drame historique que l’on connaît. Mais le plus étonnant est que ce massacre, simple entraînement pour la légion condor, devait avoir une valeur de symbole en frappant le berceau de la plus ancienne démocratie européenne. Raté, les germaniques barbares ailés, venus prêter main forte à la dictature naissante, ont tout détruit et leurs âmes avec. Tout,  sauf précisément l’ancien parlement basque, symbole de démocratie et de respect de la liberté, et les zones industrielles de la ville…

Le parlement.©NRDB

Cet édifice, a ceci de particulier, il est adossé à une église et ne forme qu’un seul bâtiment. Les deux fonctions se rejoignent puisque encore aujourd’hui, pour toutes les décisions importantes, le parlement s’y réuni et signe les traités, à l’ombre du chêne séculaire juste à la porte, sous la bénédiction de l’église ; c’est sans doute ce qui a dévié la bêtise et la haine. Debout au milieu des ruines, la foi et le droit ;  le pays Basque était blessé mais l’âme n’était pas morte, braise sous les cendres.

Le 3° chêne, .©NRDB

Au milieu d’un parc arboré, le parlement se visite simplement, on y découvre le tronc du chêne précédent érigé en monument et des sculptures monumentales d’Henri Moore, le tout incite les passants à la méditation…

Le chêne agit comme un relais trans-générationnel, le bois du précédent a été  inclus dans une sculpture représentant cette icône et placé au dessus du siège du président de l’assemblée dans le nouveau parlement basque à Vitoria-Gasteiz.

Replanté en 1997, les seigneurs de Biscaye, les rois de Castille et d’Espagne puis les lehendakariak (présidents) de la Communauté autonome du Pays basque, y ont prêté serment lors de leur prise de fonction, c’est émouvant de penser que ce lieu reste vivant depuis tant de siècle .

Le Chêne actuel

Formule protocolaire pour prêter serment :
« Humilié devant Dieu
debout sur la terre basque
sous l’arbre de Guernica
devant vous
représentants du peuple
en souvenir des ancêtres
je jure d’accomplir fidèlement ma mission »

La salle de l'ancien parlement. ©NRDB

Henri Moore. ©NRDB

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Le stand, © NRDB

Ce Samedi 12 juin, j’étais invité à participer à la 25° édition de l’exposition « Les Artistes dans la rue » organisée par l’Association des Anciens Elèves Diplômés de l’Ecole des Beaux Arts de Versailles. Sur la place Notre Dame, du carré à la marée au carré aux herbes, une centaine de stands accueillaient des artistes ; peintres, sculpteurs, plasticiens et photographes. « Le Végétal sublimé » prenait place dans le carré aux herbes, heureux présage. Jardin très arrosé lors de l’installation, l’astre royal a daigné nous réchauffer par la suite, drainant ainsi les nombreux amateurs d’art de la ville et même de plus loin.

A la question du « comment », j’ai souvent indiqué que la réponse était dans l’image puisque ce sont de « vraies » photos, qu’il n’y a aucun trucage, « simplement » une mise en lumières élaborée au service du « pourquoi » ; capture de l’instant magique.
Il y a ceux qui passent, sont accrochés par une image, rentrent, observent, s’étonnent, apprécient et finissent par me demander : « mais est-ce une peinture ? ».  Je les éclaire, mais comme cela s’est reproduit de nombreuses fois j’en suis arrivé à la conclusion suivante : Le public vient voir principalement des modes d’expression artistique « traditionnels », d’une certaine façon leur esprit ouvert est donc conditionné. Les grands formats associés au rendu très particulier de la sublimation thermique sur un tissu très fin jette un trouble, accentué par la mise en image des sujets choisis qui finit de les dérouter. C’est l’émotion.

Partenariat Agence de Fab, ©NRDB

Cela à donné lieu à des échanges très intéressant et a conforté ma théorie des différents niveaux sémiologique selon laquelle ; 1° physiologiquement, l’image doit être esthétiquement forte pour attraper le regard, 2° Elle doit être chargée de sens, avec plus ou moins de profondeur, pour garder l’attention, 3° L’œil et le cortex lisent, dans un mouvement de va et vient du point n°1 au n°2, et découvrent peu à peu l’image, 4°  le cerveau décode, apporte ses réponses selon sa sensibilité et sa culture, refuse ou accepte…

Je ne cherche surtout pas à imiter la peinture que je respecte trop, en revanche j’ai poussé la réflexion et ma pratique à un point tel que le résultat, qui parfois touche l’abstraction,  en est déroutant.

Partenariat CANON, ©NRDB

Il en a d’autres qui viennent et reviennent, amènent des amis, préfèrent telle ou telle image, affirment leurs choix, débattent, c’était beaucoup de plaisir.

Et puis les enfants… particulièrement un groupe de quatre ou cinq  jeunes filles, 6 à 9 ans probablement, accompagnées des « Y faut pas toucher! » parentaux, à qui j’ai fait les honneurs de mon dossiers. Ribambelles de têtes blondes, sourires lumineux, grands yeux brillants, bonnes remarques pertinentes et spontanées. Un bonheur, rien que pour elles ça valait le coup d’être là.

Cerise sur l’expo, quand en fin d’après midi Mercédés Chamba, Présidente de L’Association des Elèves et des Anciens Diplomés de l’Ecole des Beaux Arts de Versailles, m’annonce que j’ai gagné le prix « ArtContemporain.com« .

C’était vraiment une belle journée. Merci à tous.

Merci au public. ©NRDB

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Pont Zubizuri, Bilbao. ©NRDB

Pour ceux qui se poseraient encore la question, j’en ai eu une interprétation dernièrement en visitant Bilbao qui a utilisé l’Art  sous toutes ses formes comme levier pour une révolution économique. A l’occasion d’un voyage de découverte organisé par HelmsBricoe, nous étions reçus par Kepa Olabarrieta, Directeur de Bilbao Convention Bureau. Je vous laisse avec lui quelques instant, mais sachez que j’ai adoré cette ville et ses environs, j’y ai découvert quelques pépites , je vous en reparlerai.

K. Olabarrieta. ©NRDB

– Kepa Olaberietta quel est l’origine de la transformation de Bilbao ?
Dans les années 80 alors que l’économie traditionnelle (métallurgie, chantiers maritimes) était en crise, délaissant de grands espaces au cœur de l’actuelle Bilbao, les autorités ont décidé une révolution économique sans précédent. Il s’agissait  d’élargir le champ des ressources, le choix s’est porté vers le tourisme, notamment vers le tourisme d’affaires et les loisirs.
– Quels principes ont présidé à cette transformation ?
Une ouverture vers la culture encore plus large. Bilbao et sa région ont toujours eu une culture puissante révélée par les architectures de toutes époques, selon les quartiers, et les sculptures classiques que l’on croise dans la rue, mais trop souvent sur piédestal donc inaccessibles. Bilbao s’était constituée autour d’un pôle industriel devenu friches. Il fallait les transformer  en centres d’affaires et d’habitations  accueillant des activités sportives contemporaines (fitness, etc…), et en pôle culturel dont le Musée Guggenheim depuis 1997 est le pivot.

Bilbao, Les Ménines de Manolo Valdés sorties d'un tableau de Velazquez ©NRDB

– Depuis quand ?
Les premières transformations ont démarrées en 1986, ce n’est qu’en 1991 que la population en a vu les premiers résultats et eu une idée plus précise de la réalité des projets. Au doute a succédé une forte adhésion.

Musée Gueggenheim. ©NRDB

– Après 25 ans, soit une génération, quels sont les sentiments de la population ?
Nous passions d’une ère d’industrie lourde à celle du tourisme et des loisirs. La culture accessible au quotidien, de nombreuses sculptures d’art contemporain dans la rue à portée de mains des passants, des bâtiments rénovés et de nouveaux projets réalisées par des architectes de renommée internationale, du plus profond avec le métro par Norman Foster, aux cimes avec les tours par Arata Izosaki construites sur d’anciens magasins généraux face au pont Zubizuri par Santiago Calatrava et les exemples sont encore nombreux.
– Autant d’œuvres  d’art dans les rues et dans l’âme des bâtiments, Bilbao voudrait-elle devenir la Florence du 21° siècle ?
Ce n’est pas une volonté, mais une démarche simple et naturelle dont il résulte aujourd’hui un sentiment de fierté des habitants pour leur ville, d’autant que nombre d’entre elles ont été achetées par la ville. Par l’ouverture d’esprit que suscite la confrontation avec l’art les citoyens se les sont littéralement appropriés.

Musée Gueggenheim, "Maman" de Louise Bourgeois. ©NRDB

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Pour ceux qui aimeraient voir ou revoir mes images, je les exposerai le 12 juin lors de la 25° édition des « Artistes dans la rue », organisée  par l’Ecole des Beaux Arts de Versailles. Attention cela ne dure qu’une journée de 9h à 19h, place Notre Dame. Très pratique, il y a un parking juste en dessous. Très sympa, un concours est même organisé. Espoir.

A samedi !  Je réserve une surprise à ceux qui me diront avoir lu mon blog… 😉

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Cavité supraconductrice pour l'accélération de Deutons

L’image, facteur d’ouverture d’esprit ?

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L’artiste franchit la limite, propose un autre point de vue, installe son studio sous marin et capte les instants magiques. Les sujets sont dirigés selon son imagination ou «posent» au gré de leur fantaisie…. la suite sur  sublimatio/Fine Art.

He hop ! un nouveau thème ! Depuis que j’ai refait mon site,  j’alimente au fur et à mesure les différents thèmes ou rubriques. Là, il s’agit d’un thème créé en collaboration avec d’autres membres du réseau de l’image. Ces images demandent beaucoup de temps de post production. Encore quelques idées à illustrer et bientôt une expo.

Le concept : Partant du principe qu’il faut rester cohérent avec soit même et ayant mon brevet de plongée, je propose d’installer mon studio sous l’eau. Le cadre et les glaçons du fond sont  mes images. Par conséquent, je  fait des photos sous l’eau comme d’habitude en dehors et non des photos sous marine. Tout est dans cette nuance, l’eau n’est qu’un élément de sens et non une contrainte. Place à la création, à la magie des instants fugaces.

La partie technique sub aquatique est assurée par Deep Vision, spécialiste de la production d’images sous marines et l’organisation, la gestion des personnes, du bassin et la sécurité par Roxana Maracineanu (1° championne du Monde 1998,Vice Championne Olympique à Sydney) et son équipe.  Entouré par de super professionnels, c’est génial de travailler dans ces conditions.

Merci au public qui s’est prêté au jeu, au profit de la Ligue contre le cancer.

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Christine Sadrin, Chef de projet Image, Département Territoires & Réseaux à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Hauts-de-Seine .

Christine, Le Réseau de l’Image, ça à l’air mystérieux, peux-tu nous le présenter ?

Il n’y a pas de mystère, il est transparent.  Avec le Réseau de l’Image, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris – Hauts-de-Seine propose la promotion des métiers de l’image numérique autour d’une démarche de progrès et de développement durable partagée. Les chefs d’entreprises ont bâti une charte d’engagement éthique. Ils s’engagent à se former, à monter en conscience et en responsabilité, à cerner les enjeux et les implications de leur entreprise dans l’univers de la communication et des médias. Cette charte, signée par tous les membres est présentée comme incontournable à tout candidat au réseau. Mais si on parle de ton exposition, au même titre que les autres membres tu partages ces valeurs dont tu mets en évidence les concepts dans tes images.

Pour la CCIP, faire vivre et soutenir des réseaux, est-ce si important ?

Les réseaux d’entreprises répondent à un vrai besoin, la demande est croissante depuis plusieurs années et la CCIP mène une démarche pro-active pour les développer.

Comme dans tout réseau, l’objectif est de rencontrer d’autres dirigeants du secteur pour promouvoir son savoir-faire, bénéficier de l’expérience et de l’expertise de ses pairs, confronter des idées, avoir des éléments de benchmark.

C’est également une possibilité pour les membres de renforcer leurs compétences globales grâce à des apports extérieurs d’experts dans les domaines juridique, stratégique, de gestion des ressources humaines, de développement durable et de nouer des partenariats.

Comment cela se traduit-ilconcrètement ?

Par des projets ou actions réalisées en commun par les membres, je pense à la maison du Développement Durable, plus récemment au profit de la Ligue contre le cancer ou plus d’une douzaine de membres se sont réunis pour monter une opération énorme en 10 jours chrono (prises de vues photo et vidéo sous marine, TV directe sur le web…. ) et maintenant cette exposition, avec la collaboration de 4 membres, en sont des exemples vivant. Nous voyons cela comme la mise en pratique des principes qui  fédèrent les membres et servent d’exemple. Sur le site du réseau on peut avoir un aperçu de son actualité.

Le rôle de ce réseau est-il  uniquement éthique et théorique ?

Pas uniquement, quand les membres sont d’accords sur les idées et le prouvent  par la mise en pratique quotidienne alors la confiance s’installe. Comme les membres sont tous complémentaires, des collaborations se créent.  Un réseau sert aussi à terme, à faire du business. Mais dans ce cas, c’est un business éthique, leurs clients apprécient, la planète aussi.

A l’avenir ?

En 2010, le réseau continue à s’agrandir pour créer encore davantage de synergies entre les entreprises de la communication, du print, de la 3D, du jeu, du graphisme, de la production audiovisuelle, de la photo, du son.

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